Le GPS m’a tuer

Dans un article récent, François Laurent évoque une mésaventure qui aurait pu très mal se finir, lors d’un road trip en Zambie. Google Maps l’a envoyé vers une route plus ou moins imaginaire, l’embarquant dans un trajet supposé durer deux heures, alors qu’il lui en a coûté pour une journée de voiture, dans une zone inhabitée ou presque…

Ceci n’est pas sans me rappeler deux mésaventures récentes du même ordre. La première s’est produite l’an passé aux États-Unis, lors d’un trajet devant nous mener à Las Vegas. Waze nous indiqua un trajet qui avait l’air parfait, sauf qu’à un moment, nous fûmes embarqués sur un petit chemin de terre qui s’avéra peu à peu être très cabossé. Nous roulions avec un Ford Flex, donc pas un véritable 4×4, et l’idée de crever un pneu ou de se retrouver coincé en pleine forêt n’avait rien d’enthousiasmant. Surtout que par endroits, la forêt avait apparemment brûlé récemment…

Au bout d’une vingtaine de kilomètres, alors que nous devions rejoindre la route plus rapide qui devait nous emmener: surprise: aucun raccord n’était visible entre notre chemin et la voie rapide en face de nous. Il fallait passer par dessus un fossé infranchissable, et la connexion que Waze proposait n’existait absolument pas. Par chance, nous tombâmes sur un autochtone qui nous indiqua un autre chemin de terre, un peu plus en amont, et qui longeait la route rapide jusqu’à ce que l’on puisse la récupérer. Une heure de route en plus, au bas mot.

Dans le même registre, une aventure qui a failli coûter cher à des amis, partis visiter l’Afrique du sud, et qui, toujours grâce à Google Maps, se sont retrouvés engagés sur une route qui ne menait nulle part, ce qui leur valut de belles frayeurs.

Que conclure de tout cela? Que le temps où les cartes étaient établies et maintenues à la main avait du bon par certains côtés: il fallait s’arrêter, réfléchir un peu, avant de s’engager sur une route. Et que l’époque actuelle, où l’intelligence artificielle sert à établir des trajets toujours plus rapides, n’est pas infaillible, comme le prouvent les exemples précédents. La machine aura toujours besoin de l’homme, ne serait-ce que pour valider quelques certains choix. L’intelligence artificielle n’est pas infaillible…

Cet article vous a plu ? Pourquoi ne pas le partager ?