L’ADETEM fête les 15 ans du web 2.0

Avec un peu d’avance, l’ADETEM fête les 15 ans du Web 2.0. À l’occasion de son Assemblée générale, l’association des professionnels du marketing a invité quelques pionniers français du web social venir donner leur ressenti sur les évolutions de ce qu’on a appelé le web 2.0 il y a quelques années. En voici un rapide compte-rendu.

Les 7 mercenaires du web 2.0 à l’ADETEM

Damien Douani lançait la séance, avec un sympathique retour sur 15 années (et plus) de relation entre Marque et Conso. Du marketing direct aux influenceurs, en passant par les newsletter, les réseaux sociaux et l’irruption des GAFAM, cette relation a connu des hauts, mais surtout beaucoup de bas. Fadhila Brahimi, à l’initiative de ce groupe de pionniers depuis quelques mois déjà, embrayait sur l’essor de la voix, son importance, dans un monde submergé par le brouhaha social. Plus sociologue et philosophe, citant abondamment Gérald Bronner, Pierre Vallet construisait son discours sur l’opposition entre pragmatisme (du côté de LREM) et constructivisme. Sandrine Jospeh reste positive, veut faire de l’information un service, et de l’écriture un acte citoyen. Anthony Poncier enterre l’écrit – les blogs et les livres blancs, plus personne de les lit (pour les blogs, c’est vrai, le déclin est là) – et consacre la domination de l’image, fixe (Instagram) ou animée (Youtube). PPC rappelait que quinze ans plus tard, tout a changé, sauf l’esprit: du blog aux podcasts, c’est toujours la même passion qui l’anime, chaque matin. Et pour François Laurent, le web 2.0 a laissé la place aux trolls, à tel point qu’on se demande si le web n’est pas devenu un espace où les community managers sont payés pour répondre aux trolls…

Bref, c’est pas gagné: entre les fake news, la domination des algorithmes, la désillusion semble dominer les impressions de nos braves pionniers venus fêter les 15 ans du web 2.0. Cela mérite que je m’y penche un de ces quatre, pour donner mon point de vue sur le même sujet.

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