La terre est plate (et ce livre est creux)

Bonne nouvelle, la terre est plate. Voici un ouvrage décevant, dont j’avais lu beaucoup de bien avant de l’acheter, et dont la lecture – en diagonale, en une demi-heure – ne m’a rien apporté. Peut-être est –ce dû au très fort décalage en son titre beau et audacieux, et son contenu assez plat…

L’idée de base, c’est que, XXIe siècle aidant, la terre n’est plus cette planète à la surface variée que nous connaissions, mais un « univers uniforme » où tout se ressemble. Qu’on soit à Tokyo, Paris, Bangalore ou Buenos Aires, on retrouvera les mêmes aliments, les mêmes musiques, les mêmes façons de se vêtir, les mêmes thèmes d’actualité. Pas faux. Cette hypothèse s’appuie sur de nombreux exemples, choisis principalement autour de l’essor des nouvelles technologies et de l’Internet, des réseaux sociaux, des délocalisations en Chine, des centres d’appels en Inde, etc. Bref, une collection de poncifs, qui mis les uns après les autres, ne font qu’agacer le lecteur. Ce qui constitue le corps d’un assez bon article de quelques dizaines de pages, ne peut prétendre à constituer un ouvrage de près de 300 pages.

Bien sûr, Thomas Friedman a raison, la terre est bien devenu plate, mais avons-nous besoin de lire 300 pages de sa prose pour le comprendre ? J’en doute. Sans parler de la traduction en français, qui elle aussi, nous laisse à croire qu’elle a été délocalisée en Inde : parler de « réseau de connectivité à large bande » là où l’expression française et « réseau haut débit », ou parler du « code AJAX », pardonnez-moi, mais cela me fait penser à une traduction réalisée à l’emporte pièce, par quelqu’un qui n’a jamais entendu parler nouvelles technologies en France…

Bref, La terre est plate, et ce livre est creux…

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