Flight, pour arrêter de s’envoyer en l’air

Denzel Washington devrait arrêter de s’envoyer en l’air. Pas pour ce que vous croyez, non? Car contrairement aux apparences, Flight n’est pas un n-ième film catastrophe sur le transport aérien, mais un film sur un tout autre genre de catastrophe, la dépendance à l’alcool. Le crash qui occupe les vingt premières minutes du film, terrifiant à souhait, n’est là que pour camper le décor d’un film d’excellente facture, réalisé par Robert Zemeckis.



Denzel Washington y campe Wip Wittaker, un commandant de bord complètement accro à la vodka, à la bière et cocktails explosifs à la cocaïne pour se réveiller. Un beau matin, complètement bourré et après une nuit blanche avec l’une des hôtesses, il prend les commandes du vol Miami – Atlanta. Peu avant son approche, les commandes se bloquent, et l’avion part en piqué pendant deux longues minutes, qu’on vit intensément, sur son fauteuil… Pourtant, le commandant de bord réussira à poser l’avion dans un champ, après une manoeuvre audacieuse: seuls 4 passagers et 2 membres d’équipage périssent dans l’accident. Wittaker est accueilli en héros mais… l’enquête commence, et va révéler son profil d’alcoolo-dépendant. Une lente résurrection s’ensuit, avec peu de rebondissements, en réalité. Que n’aurait été ce film, si sa fin avait été plus sordide et moins convenue…

Du côté des placements produits, en revanche, Flight est on ne peut plus explicite: entre Budweiser et Absolut Vodka, les marques d’alcool défilent à l’écran. On se demande, d’ailleurs, pourquoi les marques d’alcool sont authentiques, alors que le nom de la compagnie aérienne, lui, ne l’est pas. Pourtant, ce sont bien les marques d’alcool qui pâtissent le plus de l’histoire.

Du coté des acteurs, Denzel Washington cabotine à souhait, Kelly Reilly est absolument sublime, et John Goodman est, comme toujours, magnifique. Bref, un bon moment, mais pas de quoi casser la baraque non plus.

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