Business Model Generation #bmgen

Il y a des livres qui ne sont pas faits pour être lus, mais pour être lus plusieurs fois. Business Model Generation en fait partie.

C’est sur le conseil de mon ami Charles-Antoine Poirier que j’en ai fait l’acquisition. Il aime les beaux livres, aux graphismes délicats et somptueux, mais il affectionne particulièrement ceux qui ont trait à l’innovation et à la créativité. C’est d’ailleurs lui qui m’a poussé à acheter d’autres excellents ouvrages comme Made to Stick ou Slide Ology.

De quoi s’agit-il? 

Business Model Generation est un ouvrage collaboratif, issu du travail de dizaines de personnes, coordonné par quelques  auteurs impliqués dès l’origine du projet: Alex Osterwalder, Yves Pigneur, Alan Smith, Patrick Van der Pijl et Tim Clark. La génèse de ce livre, c’est le travail de thèsard d’Alex Osterwalder, encadré par Yves Pigneur. Le sujet: comment concevoir des Business Models innovants. Au bout de deux ans de travail, une équipe se met en place, et l’idée d’un livre sur le sujet voit le jour. Bien entendu, ce livre doit être conçu lui-même en suivant la méthodologie définie durant ce projet.

Quelle est cette méthodologie?

Le principe de Business Model Generation est de décomposer tout modèle d’activité économique en 9 briques de base: c’est ce que les auteurs appellent le Canevas.

The Business Model Canvas

  1. la segmentation clients: B2B, B2C, consommateurs, lecteurs, etc. On rentre dans le moindre détail.
  2. la relation-client: élément essentiel qui définit le mode d’interaction avec les communautés de clients
  3. les canaux de distribution: ventes directes ou indirectes, distribution physique, etc.
  4. la proposition de valeur: que vend-on exactement
  5. les activités clés: développement, recherche, conseil, etc. Là aussi, il faut tout détailler
  6. les ressources clés: elles vont permettre d’identifier les coûts
  7. les partenaires clés: ils vont permettre de développer l’offre de valeur: sous-traitants, mais aussi partenaires commerciaux
  8. la structure de coûts: salaires, coûts de recherche, de distribution, brevets, etc.
  9. la structure des revenus: locations, ventes, revenus récurrents, etc.

Ca paraît assez banal, mais leur classification est assez efficace. Bien sûr, l’objectif est de disposer avec cet outil d’un moyen de comparer des business models sur les mêmes secteurs, en mettant en oeuvre des hypothèses différentes.

Que trouve-t-on dans le livre?

Plein d’exemples qui illustrent la décomposition précédente:

  • le modèle Apple
  • une comparaison entre la vente de livres physiques et en ligne
  • les opérateurs télécoms
  • l’industrie pharmaceutique
  • etc.

Au final, qu’en tire-t-on?

Pour un grand groupe à la recherche de nouveaux modèles de revenus, c’est l’outil idéal pour fédérer un groupe de travail sur la recherche de nouveaux modèles de revenus. Un excellent ouvrage, en somme, à envoyer à nos bonnes vieilles entreprises, tous secteurs confondus, confrontées à la crise économique, à l’émergence de rivaux nationaux ou supranationaux, ou simplement en recherche d’efficacité.

Capture d’écran iPad 1

Pour une startup ou une plus petite entreprise, c’est surtout le moyen de valider vite fait bien fait les bases de son modèle de revenu. Je n’ai pas encore fait l’exercice pour ma petite entreprise, mais je compte bien vous en parler très prochainement.

Le petit plus

Une application iPad appelée Business Model Toolbox – Business Model Foundry est proposée pour mettre en pratique les techniques exposées dans le livre. Elle n’est pas donnée (plus de 20€), mais elle est très bien conçue et a l’air assez stable…

Business Model Toolbox

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