Cet été, tous en Grèce!

Parfois, les marchés financiers me laissent perplexe. Prenez l’exemple de la Grèce. Ce pays croule sous une dette gigantesque, 300 milliards d’euros je crois. Et bien chaque jour qui passe voit le taux d’intérêt de sa dette progresser. Mais comment les créanciers de la Grèce – et parmi eux, quelques grandes banques européennes – espèrent-ils être remboursés un jour? Pas sûr que leur sommeil soit tranquille ces jours-ci…

Alors comme les états européens semblent faire la fine bouche pour aider le berceau de l’antique Europe à se redresser (et en particulier les allemands…), je vais vous proposer un plan d’aide à la Grèce de derrière les fagots.

L’Europe, c’est environ 700 millions d’habitants (données Wikipedia). Parmi ceux-ci, disons qu’un peu moins de la moitié va prendre quelques jours de congés cet été, soit environ 300 millions d’habitants.

Ma proposition est simple: pour aider nos amis grecs à s’en sortir, allons tous passer nos grandes vacances en Grèce. 300 millions de touristes peuvent bien laisser 1000 euros en moyenne chacun en frais divers (hôtel, avion, restaurants, plages). En un mois, le tour serait joué, et la Grèce tirée d’affaire, sans l’aide des gouvernements.

Et en plus, je parie qu’un bon nombre de traders qui jouent la Grèce perdante se retrouveraient le bec dans l’eau.

Alors chiche, tous en Grèce cet été?

cet été, tous en grèce

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A propos de Herve Kabla

Hervé Kabla, directeur général de be angels et co-fondateur de Media Aces

6 Replies to “Cet été, tous en Grèce!”

  1. Comme tout français qui se respecte, même quand il a fait des études, tu fais des erreurs de base en économie :
    1) Tu confonds 300 milliards de chiffre d’affaire et 300 milliards de profit.
    2) Un acteur économique est censé prendre ses décisions sur son intérêt personnel à l’instant où il prend sa décision.
    Donc il y a :
    – Les créanciers anciens avec leur taux ancien (bas) négocié quand les déficits étaient cachés.
    – Les créanciers nouveaux qui connaissent la réalité. Et ceux-là n’acceptent évidement de préter qu’avec un taux d’intérêt en rapport avec la situation. Sinon ils s’abstiennent.
    Le raisonnement du type « ouai, mais si je prête à taux élevé, alors les précédents créanciers risquent de se faire avoir, alors bon, je vais leur préter à taux bas, chuis sympa », n’existe pas sur un marché financiers.

    Même si les deux créanciers sont les mêmes. Le type qui a déjà une dette dégradée, n’acceptera jamais de créer une nouvelle dette dans les conditions de l’ancienne, c’est tout simplement idiot.

    • Je suis resté un grand idéaliste rêveur, et je suis certain qu’en se prenant par la main, on purra sauver la Grèce cette année, puis le Portugal l’année prochaine, la Pologne l’année d’après et … la France en 2015?

  2. Hm; n’empêche que c’est une bonne idée… sauf que la Grèce n’a pas la capacité d’accueil! L’an dernier, la France, qui est la première destination touristique au monde, a accueilli environ 75 million de touristes (à vérifier mais à peu de choses près), avec une infrastructure adaptée et rès développée..; alors 300 millions!
    Mais j’irai en Grèce cet été visiter des amis, oui… faudrait monter un truc sur FaceBook?

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