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Remise des diplômes de la promotion juin 2013 du Founder Institute

Venu tout droit de la Silicon Valley et installé depuis 3 ans à Paris, le Founder Institute propose un  programme d’accompagnement de startups qui s’appuie sur un réseau de plus de 1500 mentors répartis dans le monde entier. Ce mercredi 10 juillet 2013 se tenait, dans les locaux de Microsoft à Issy les Moulineaux, la cérémonie de remise des diplômes de la 7e promotion, qui a réuni une trentaine de projets d’entreprise, pour neuf  lauréats au final.

Le Founder Institute

Introduction par Bruno Lévy, qui présente l’équipe du Founder Institute Paris (Bruno Levy, Alain Baritault et une 3e personne ). Le Founder Institute est un accélérateur de startups plutôt early stage. Les membres – les Founders – sont des créateurs de startups, et leur projet s’inscrit, selon le Founder Institute, dans un projet sociétal de la même dimension que les grandes professions qui ont structuré l’humanité, comme l’indique le schéma suivant. Le Founder Institute est là pour aider les startups à se développer.

Un exemple de Founder? Johan Cohen Salmon. Sa fille étant tombée malade, il a l’idée d’une application qui permet de chercher le spécialiste qui saura s’occuper du patient atteint d’une pathologie rare.

La sélection des founders ne se fait pas sur le projet, mais sur les qualités intrinsèques de l’entrepreneur.

Le programme se déroule sur quatre mois. 76% des candidats abandonnent en cours, pour des raisons variées. L’investissement personnel s’élève à plus de 20 heures par semaine, ce qui est assez intensif quand on a un travail en parallèle.

Un des grands principes du programme, c’est de sortir de sa zone de confort: trouver des solutions innovantes en s’appuyant sur les clients et le marché, et non seulement sur l’idée initiale. Le programme du Founder Insitute est donc une sorte de moulinette qui permet de révéler si le projet qu’on porte a un sens personnel: c’est fondamental, c ‘est ce qui donne la résilience qui permet de passer les épreuves de la création d’entreprise: “ne soyez pas entrepreneur pour faire de l’argent, mais pour changer le monde”) (Phil Libin, CEO d’Evernote). Autre critère, faire accoucher le créateur d’une seconde idée, qui est souvent la bonne.

Autre concept, bien définir le marché, sa taille, les motivations des clients. La notion de finalité est importante, l’acte d’achat y étant fondamentalement liée. Les gens achètent des produits ou des services avec une certaine finalité. La finalité est un objectif ultime:

ex: “Les gens ne veulent pas acheter une perceuse, ils veulent percer un trou” (Théodore Levitt) devient “Les gens ne veulent pas percer un trou, ils veulent accrocher un tableau” (Lance Bettencourt).

Souvent, les membres du Founder Institute sont des solitaires, qui trouvent leurs partenaires (technologie, business development) par la suite.

Que se passe-t-il à la sortie? 18 mois de pre-launch / post-launch (produit sorti mais pas encore de croisance). A l’issue de ces 18 mois, 50% sont morts ou en hibernation, 10% seront en post-launch, et 40% auront au moins 100 000$ de revenus, avec trois fondateurs.

Le pitch des startups

storyplayr

(Thomas Salomon) Storyplayer est une appli qui permet aux enfants de se faire raconter des histoires, même en l’absence des parents et des grands-parents. Storyplayer enregistre la voix des lecteurs d’un livre, pour que les enfants puissent retrouver une voix familière qui lui raconte l’historie. Storyplayer propose son propre catalogue d’albums jeunesse.

Storyplayer sera lancé sur abonnement (5€/mois) pour un abonnement illimité, dès la rentrée de septembre 2013. C’est le modèle de Spotify / Deezer, où on paie l’usage. Le marché est celui du livre numérique pour enfants. L’album jeunesse n’est pas un livre comme les autres, car c’est un livre qui se raconte.

(Sylvain Le Bon) Open Funding est une plateforme de financement participative des logiciels libres. Il n’existe pas, à ce jour, de système pour faire évoluer des logiciels libres. L’idée d’Open Funding, c’est de proposer des évolutions fonctionnelles, et de jouer sur le financement participatif, pour réduire les coûts individuels. Le financement se fait fonctionnalité par fonctionnalité. Les développeurs talentueux peuvent donc obtenir du financement sur une longue durée. Open Funding prélève 5% des sommes investies sur la plateforme. A ce jour, 4 projets en cours de financement, et une quinzaine qui sont en train d’arriver. Open Funding vise environ 200 projets à financer d’ici fin 2013.

(Laurent Olivier) Codiki met en relation des directeurs marketing avec leurs prospects. Le principe n’est pas très clair, à vrai dire, je n’ai pas compris grand chose aux explications (malgré un investissement revendiqué d’un million d’euros). Il me semble que c’est du “store to web” grosso modo. C’est basé sur des étiquettes USB ou NFC, et un site qui donne des analytics qui la fréquentation et l’utilisation. Codiki aurait déjà Toyota comme client.

Codiki revendique que les QR code ne fonctionnent pas, et s’oppose donc à leur principe. Codiki ne nécessite aucune app. On en parle déjà ici.

www.pumpkina.com

(Elodie Shaw, pas de logo en ligne, hélas). Pumpkina est une plateforme pour trouver un vêtement ou une tenue adéquats pour un événement.

u and i

(Morgan Angove). U & I est  application pour mobile dont le but est de permettre aux couples de maintenir ou raviver la flamme dans leur relation de couple… Un business model freemium, à la “Angry Birds”: en gros gratuit pour commencer, et si ça redonne du peps dans votre couple, vous achetez la suite…

Le positionnement est celui d’un media en ligne. Et un bon point pour un pitch en anglais!

La Chaîne Guitare

 

(Pierre Journel). La chaîne guitare, c’est le Canal+ des guitaristes (50 millions dans le monde, dont 2,5 en France). Le problème de ces guitaristes, c’est de trouver du contenu: photos, interviews (audio et vidéo), explications, points de vue de compositeurs, de luthiers, etc. En plus, un pass backstage pour 5€/mois.

Wineko (pas de logo en ligne)

(Sebastien Ferre). Une application qui permet à chacun de choisir une bonne bouteille de vin, en situation: en boutique, dans un restaurant ou lors d’un achat en ligne. La volonté d’être le Shazam du vin: à partir d’une phot ou d’une description.

(Séverine Bourlet) Teepicc permet de créer des albums photo collectifs. C’est une sorte de dropbox où les copains mettent leur photos en ligne, et dont le propriétaire peut organiser le contenu pour réaliser un album photo imprimé. Et business model basé sur du freemium…

A mon avis, ça va être dur de s’imposer face aux acteurs déjà présents, tant sur le stockage collectif (Facebook, Picasa, Flickr) ou l’impression (Photoways, etc.)

(Sharif Hassan) La SmOOOveBOX est une borne interactive, une sorte de photomaton video qui permet de dire qu’on est présent à un événement. Trois modèles de revenus: location courte durée, location longue durée, et un modèle régie. La SmOOOveBOX est déjà installée dans des boîtes de nuit ou chez ADP. ET pas mal de grandes stars sont déjà passées dessus…

Cinq mentors, représentant des fonds d’investissement, étaient là pour donner une note entre 1 et 5, la note 3 étant interdite: c’est un excellent système, qui pousse les mentors à clairement donner un sens à leur vote (et souvent, le premier vote donne le ton…).

Bravo à tous les “founders” qui ont pitché ce soir, c’était très intéressant et parfois un peu dur pour certains…

Florence Servan-Schreiber : discours sur le leadership

Florence Servan-Schreiber se définit comme professeur de bonheur: qu’est ce qui permet à un entrepreneur d’être ce qu’il est. (note personnelle: vaste programme) La recherche du bonheur est un sujet ancien. On a bien compris ce qui gênait le bonheur (dépression, schizophrénie, etc.) mais on a du mal à définir les facteurs qui permettent le bonheur.

Pour ce faire, Martin Seligman propose un modèle de psychologie positive. En gros, ils posent comme principe que c’est la manière de poser les questions qui conditionne les réponses. Pour moitié, le bonheur serait conditionné par un gène (5HTT). Pour 10%, le bonheur serait conditionné par des effets extérieurs, de la météo au poids qu’on fait: “si seulement… ” (compléter avec: il faisait plus chaud, j’étais entrepreneur, je m’achetais le nouvel iPhone, etc.) Enfin, les derniers 40% seraient conditionné par les filtres qu’on pose sur les événements: en gros, la manière d’interpréter le monde.

Autre concept intéressant: la chance n’existe pas. Mais ce qu iexiste, c’est la capacité à être éveillé et à voir les opportunités autour de nous (note: la chance sourit aux audacieux…).

A lire, le livre de Florence: 3 kifs par jour (classé dans les 2000 premiers vendus sur Amazon!). A lire aussi, ce qu’écrit l’israélien Tal Ben-Shahar.

 

 

 

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Hervé Kabla, directeur général de be angels et co-fondateur de Media Aces

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