Atlas des préjugés

J’ai souvent découvert des pépites dans la section du Canard enchaîné consacrée aux livres et à la littérature. Mais je dois avouer que celui-ci dépasse de loin tout ce que j’ai pu y trouver.

atlas prejugés
L’auteur, tout aussi folklorique que ses cartes, est un certain Yanko Tsvetkov. Sa biographie affirme qu’il est né en Bulgarie, a fait ses études en Allemagne, a travaillé en Grande-Bretagne et vit aujourd’hui en Espagne. C’est un européen de la génération « Erasmus ». Et avec tout ce qu’il a pu voir et entendre, il livre ici une vision épique du Monde et de l’Europe en particulier, vu par tout un tas de nations.

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L’européen est raciste, chauvin, il n’aime pas les étrangers. C’est le principe de ce livre, qui s’en donne à coeur joie sur les stéréotypes en tout genre. C’est à la fois fin et vulgaire, graveleux et audacieux. C’est sûr que la carte de l’Europe vue par Silvio Berlusconi ne fait pas dans la finesse.

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Mais quand la carte de l’Europe selon les autrichiens fait des norvégiens de mauvais skieurs, ou de nos congénères des voleurs de pâtisserie, c’est déjà plus évolué (nos fameuses « viennoiseries », hein…).

Pour ma part, je dois avouer qu’au fur et à mesure que je progressais dans ce livre, et malgré un texte un peu lourdingue, et quelques répétitions sur les cartes (ah, Nokia et Ikea…), j’ai rarement autant ri. Sans rancune, chers voisins européens…

Atlas des préjugés, Yanko Tsvetkov, Les Arènes

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A propos de Herve Kabla

Hervé Kabla, directeur général de be angels et co-fondateur de Media Aces

2 commentaires à propos de “Atlas des préjugés”

  1. C’est intéressant de voir comment les peuples se considèrent. En particulier, les Autrichiens se jugent comment ayant été dépecés par tous.
    J’ai toujours été frappé par les noms que les peuples se donnaient par le passé : ils s’appelaient généralement les « hommes », ce qui devait signifier que les autres êtres n’étaient pas humains.
    D’où question : quand on va de l’inhumain au voleur, n’est-on pas en marche vers la fraternité ? Pas sûr. J’ai noté que nos intellectuels appellent ceux qui ne pensent pas comme eux « les barbares ».

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