Parasite

Dans un bon film d’arnaque, il y a deux ingrédients essentiels: le niveau de préparation des arnaqueurs, et leur capacité d’improvisation. Cela peut paraître surprenant, mais c’est toujours comme cela que ça se passe:. Les arnaqueurs passent environ la moitié du film à préparer leur (mauvais) coup, et l’autre moitié à se dépatouiller des imprévus qui surgissent bien évidemment.

Mais dans Parasite, film d’arnaque de du réalisateur Bong Joon Ho qui a remporté la Palme d’or à Cannes il y a quelques semaines, nos arnaqueurs ont beau avoir très bien préparé leur coup et être capable de ressources extraordinaires en cas d’imprévu, cela part méchamment en vrille. Il faut dire que l’arnaque, consistant à remplacer peu à peu le personnel de maison d’une famille aisée, par sa propre famille qui vit dans un univers aussi sordide que misérable, a de quoi faire des dégâts.

Y a-t-il de quoi récompenser ce film un peu long par une Palme d’or? Je ne saurais le dire. Le film oscille entre drame social et film d’horreur, en maintenant une lumière extraordinaire (les vues prises depuis le salon sont splendides). On y perçoit même une touche d’humour par certains moments. Mais on en sort sans légèrement dérangé, en se demandant si l’on n’a pas déjà croisé, dans sa vie, de tels parasites. Ou si nous ne le serions pas nous-mêmes, par certaines occasions.

À vous de juger.

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