George H.W. Bush

Ancien directeur de la CIA et vice-président sous les deux mandats de Ronald Reagan, Georges Herbert Bush (à distinguer, bien sûr, de son fils George W.) succéda à Reagan pour un seul mandat de président. Il fut défait par Bill Clinton aux élections de 1992. Son mandat fut pourtant l’un des plus intenses en termes de politique étrangère.

Le mandat de George Bush père, c’est celui de la chute du mur de Berlin, de la guerre du Golfe (celle de janvier à mars 1991, à ne pas confondre à celle qui opposa Iran et Irak pendant près d’une décennie), de la conférence de Madrid qui suivit, de l’opération de destitution de Noriega au Panama, ou de l’accord de libre-échange nord-américain. Mais cet intérêt pour la politique étrangère lui coûta probablement sa réélection.

Je me souviens, à ce sujet, des propos de mon professeur d’histoire, JC. Raoul à son sujet. C’était un cours sur les États-Unis, nous étions au tout début de l’année 81, Reagan venait d’être élu. Revenant sur cette élection, il rappelait que tous les précédents présidents américains élus au 20ème siècle une année multiple de 20 n’avaient pas fini leur mandat: William McKinley (1900) est assassiné en septembre 1901, Warren G. Harding (1920) meurt au bout de deux ans, Franklin Roosevelt meurt durant son 4e mandat (mais passe correctement le 3e mandat, de 40 à 44), John F. Kennedy (1960) est assassiné en 1963. Or, nous précisa-t-il, cela devait nous inquiéter, nous écoliers d’une école juive, car son vice-président, que nous ne connaissions pas plus que cela, à l’époque, un certain George Bush, n’était pas particulièrement pro-israélien. Quelques jours plus tard, Reagan était victime d’un attentat…

Rétrospectivement, et à l’aune de ce qui se passa une dizaine d’années plus tard, on peut considérer que Mr Raoul avait plus ou moins raison. La défense des intérêts pétroliers américains au Moyen-Orient passait, pour Bush père, devant les intérêts israéliens. Il n’hésita pas à répondre à l’invasion du Koweit par les troupes de Saddam Hussein au risque de représailles à coups de Scud sur le territoire israélien. Et fit pression pour qu’Israel revienne à la table des négociations lors de la conférence de Madrid, et s’engage dans une politique de contacts auprès de différents pays qui lui étaient a priori hostiles (notamment le Qatar), ce qui aida probablement à déboucher sur les accords d’Oslo, deux années plus tard.

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A propos de Herve Kabla

Hervé Kabla, président de Else & Bang, cofondateur de The Daily Finance et de la série des livres expliqués à mon boss avec Yann Gourvennec.

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