Epad touch

Après deux semaines de franche rigolade, le débat (qui avait pris une ampleur internationale) sur l’accession de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD a donc accouché d’une souris: le fiston renonce à la présidence, pour ne pas avoir à souffrir d’un soupçon de népotisme. Depuis la rumeur initial jusqu’au buzz sur Twitter et au renoncement du jeune Sarko, tout ce qui a touché à cette affaire me semble surévalué: l’énergie dépensée dans cette affaire aurait largement pu et dû être mise dans d’autres sujets, d’intérêt national.

jean-sarkozy

  • L’EPAD, La Défense, et plus globalement les Hauts de Seine, c’est le fief de la droite et de l’UMP. Peu importe qu’il s’agisse de Jean Sarkozy ou d’un autre, pourvu que la politique de développement de la région reste sous e contrôle des équipes actuelles.
  • Jean Sarkozy, fils d’un des politiciens les plus brillants de sa génération (qu’on l’apprécie ou non), a baigné dans le jus de la politique française depuis son plus jeune âge. Il ne traîne certes pas encore les casseroles d’autres tenors de la droite locale, mais je ne doute pas qu’il dispose, au travers des conseillers et de ses réseaux, de tout le talent pour faire fonctionner l’EPAD.
  • On lui reproche son jeune âge: la compétence n’est-elle fonction que de l’âge? De Google à Alexandre le Grand, on a vu de jeunes gens réussir des choses brillantes bien avant la trentaine.

Bref, sans vouloir me prononcer en faveur ou en défaveur de Jean Sarkozy à l’EPAD, je me demande si cela se serait passé de la même manière, avec le fils de Gaulle, le fils Mitterrand ou la fille Chirac?

Au moins le jeune homme y aura-t-il gagné une nouvelle coupe de cheveux et des lunettes branchées…

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