De l’impact du changement climatique sur ma pratique du sport

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J’aime bien courir, j’en ai déjà parlé abondamment.

Mais je déteste courir sous la pluie. Même s’il m’est déjà arrivé de le faire. Et dans des conditions dantesques, comme lors du semi-marathon de jerusalem, en mars 2022, qui s’est déroulé du début à la fin sous un déluge, avec quelques épisodes de grêle…

Je déteste courir sous la pluie, et pour plusieurs raisons.

D’abord, je porte des lunettes. Et courir sous la pluie avec des lunettes, au bout de quelques minutes, cela veut dire courir sans distinguer clairement où on pose les pieds, à cause de ce petit voile humide qui se forme sur les verres. j’ai beau avoir essayé de me protéger avec une casquette, rien n’y change.

Et puis courir sous la pluie, c’est prendre le risque d’une glissade sur route mouillée. Sans parler des nombreuses flaques qui agrémentent mon parcours habituel autour de l’hippodrome de Longchamp. À chaque flaque, de froides éclaboussures viennent gâcher tout le plaisir. Sans parler de la boue qui vient seloger sous les chaussures et alourdissent le pas.

Bref, je déteste courir sous la pluie.

Mais vous l’avez peut-être constaté, depuis quelques mois, on dirait qu’il pleut sans discontinuer sur Paris et la région parisienne. Ce n’est peut-être qu’une sensation, mais en jetant un oeil sur le site info-climat.fr, j’ai pu comparer le niveau de précipitations sur Paris Montsouris sur les dernières années : 2021, 2022, 2023 et 2024.

  • 364 mm entre septembre 2021 et mars 2022
  • 230 mm entre septembre 2022 et mars 2023
  • 505 mm entre septembre 2023 et mars 2024

Ce qui n’était qu’une sensation se confirme : il a plu deux fois plus durant les 7 derniers mois qui viennent de s’écouler que durant la même période l’année précédente sur Paris. En soi, ce n’est pas une mauvaise nouvelle. Cela permet de reconstituer les nappes phréatiques, de limiter l’arrosage dans les jardins privés, bref, de faire fonctionner la naure.

Mais la conséquence directe, en ce qui me concerne, c’est que sors deux fois moins souvent. Résultat, mon nombre de kilomètres parcours sur les douze derniers mois est quasiment réduit de moitié. Car aux périodes de pluie succèdent de grosses vagues de chaleur durant lesquelles il est tout aussi désagréable de pratiquer la course à pied.

Bref, le changement climatique a des conséquences bien plus inattendues qu’on ne pourrait l’imaginer…

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