Chicago 7

Chicago 7 – prononcez Seven pour faire « in » – autrement dit les Sept de Chicago, est le film dont tout le monde parle ces jours-ci. Diffusé sur Netflix, il relate un événement que j’ignorais l’existence : des émeutes étudiantes à Chicago, lors de la convention démocrate de Novembre 1968. Des heurts violents opposèrent alors quelques centaines d’étudiants venus manifester contre la guerre au Vietnam.

L’enquête diligentée par l’administration Johnson sortante conclura à la responsabilité de la police. Mais l’administration nouvellement élue, celle de la présidence Nixon, ne l’entend pas de cette oreille. Sept individus, parmi les « meneurs » de ces regroupements interdits, sont déferrés devant la justice, accusés d’avoir incité les émeutes.

Le film relate le procès de ces 7 individus, ou plutôt 8, car dans un souci de manipulation encore plus sordide, le dirigeant des Black Panthers, qui ne passa que quelques heures sur place, est intégré dans le groupe des accusés.

Ce n’est certes pas un film à suspense, mais par respect pour mes lecteurs, je ne raconterai pas la suite. On passe deux bonnes heures devant ce film, non que l’histoire en elle-même soit passionnante, mais simplement parce que le jeu des acteurs, et en particulier de Sacha Baron Cohen, vaut le détour. Tenant le rôle du leader hippie Abbie Hoffman, l’acteur donne le meilleur de lui-même, instillant un mélange subtil d’ironie et de mépris envers toute forme d’autorité. Et que dire de ses accoutrements …

Le véritable Hoffmann, lui, fut l’auteur d’un livre dont le titre même me fait penser aux titres des livres de Seth Godin : Steal this book. Tout un programme.

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