Presque rien sur presque tout

Comme l’an passé avec Michel Houellebecq, Le Monde consacrait cet été une série à un auteur connu: cette fois-ci, il s’agissait de Jean d’Ormesson (de l’Académie Française). Une série de six articles, signés Ariane Chemin: Jean d’Ormesson le danseur mondain, Jean d’Ormesson l’écrivain de ces dames, Jean d’Ormesson l’homme qui murmurait à l’oreille des présidents, etc. Ariane Chemin est une excellente journaliste, ses papiers donnaient de l’intérêt à un personnage que j’ai toujours considéré comme plutôt agaçant. Je me suis donc dit qu’il serait intéressant de lire ne serait-ce qu’un livre signé de ce monsieur. Le hasard voulut que l’appartement où je passe mes vacances soit doté d’une librairie assez éclectique, allant de Raymond Devos à Gustave Flaubert, en passant par Jean d’Ormesson. Je me suis donc emparé de « Presque rien sur presque tout », avec une bonne heure tranquille devant moi.

La lecture a duré en tout et pout tout deux minutes. Puis j’ai refermé ce livre incompréhensible. Extrait.

Si le tout est sorti du néant, c’est qu’il était possible au tout de sortir du néant. On peut poser la question autrement: aurait-il été possible au tout de ne pas sortir du néant et de continuer à se confondre avec lui?

Si vous avez compris quelque chose, laissez moi un commentaire. Quoiqu’il en soit, pour moi, la messe est dite: en trois phrases, Jean d’Ormesson vient d’anéantir les six articles d’Ariane Chemin. Nos routes ne se croiseront sans doute jamais plus…

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