Ouvrir l'oeil

J’ai changé de lunettes. Cela ne regarde pas grand monde, à part moi, me direz-vous. Certes, mais chaque visite chez un ophtalmo ou un opticien génère son lot de remarques, de surprises.

Chez l’ophtalmo, d’abord. C’est dingue comment ce métier a évolué en 20 ans. A l’époque, l’appareillage dont disposait le spécialiste était essentiellement optique. Désormais, l’électronique a conquis la place, et même si l’on pratique encore les tests de lecture de loin ou de près, l’appareillage qui entoure cet examen n’est plus le même. Sans parler de la révolution du laser, qui permet désormais à des milliers de personnes de gommer myopie et lunettes pour quelques années … en attendant de devenir hypermétrope. Cependant sans vouloir lancer de polémique, une petite recherche sur Internet m’a fait hésiter légèrement sur l’opération de mes chères prunelles.

lunettes

Chez l’opticien ensuite. Finis les vieux marchands de lunettes, sur la vitrine desquels on proposait alors, pêle-mêle, lunettes, mais aussi télescopes, jumelles, loupes ou appareil photo. Les grandes enseignes de la lunetterie sont des magasins ultramodernes, dans des tons d’un blanc quasi clinique, avec des appareils d’examen de vue très sophistiqués. Quant aux modèles de lunettes, attendez-vous à y retrouver les mêmes marques que dans la boutique de prêt-à-porter d’en face, ou du marchand de chaussure d’à côté : Prada, D&G, DHNY, Tiffany, etc. La plupart de ces marques, d’ailleurs, s’appuyant sur un fabricant unique, l’italien Luxottica.

Mais alors qu’est ce qui fait la différence d’une boutique à l’autre ? Si ce n’est l’identité propre de la franchise (Grand Optical, Krys, Afflelou, Optical Center ou Optique 2000, pour ne citer que les principales). Peut-être la formation des lunettiers y est-elle pour quelque chose ? Surement.

Peu de gens le savent, mais assez peu d’opticiens sont diplômés du BTS Opticien. Comme dans une pharmacie, ou on est souvent servi par un vendeur en pharmacie (donc pas un pharmacien diplômé), il est possible d’être servi un vendeur en optique, qui a une simple formation commerciale. On reconnaît un diplômé car il porte un badge « opticien diplômé ».

Autre info intéressante, depuis 2007, la loi autorise les opticiens diplômés a effectuer les examens de vue : nul besoin d’attendre de longs mois, pour qu’un créneau se libère auprès d’un ophtalmo – quand il y en a dans votre région, ce qui n’est pas le cas dans une bonne partie du territoire national… Or un tel examen, s’il ne comporte pas de risque à court terme, engage quand même la qualité de votre vision corrigée, et parfois pour de longues années.

La formation de ces professionnels de la vision, contrairement à celle des ophtalmos qui suivent un cursus d’interne des hôpitaux, passe par un BTS, éventuellement complété par une Licence puis un mastère d’optométrie.

D’après les opticiens interrogés, toutes les écoles n’ont pas le même profil ni les même résultats au BTS opticien. En jetant un oeil sur les résultats de toutes les écoles de France, on constate qu’une école semble se distinguer par ses résultats aux épreuves de BTS : l’ISO. Et, fait qui n’est pas pour me déplaire, cet institut dispose d’un blog

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