Neymar ou les homards?

Ils mènent un train de vie luxueux pendant quelques années de leur vie. Ils naviguent entre leur lieu de résidence, et leurs nombreux déplacements en province. Lorsqu’ils se déplacent, souvent en groupes, les forces de l’ordre leur ouvrent la voie, pour accéder plus rapidement aux rassemblements auxquels ils participent. Leurs revenus, plus que suffisants, bénéficient souvent de primes diverses. Certains feraient même appel à de l’optimisation fiscale. Ils portent souvent des responsabilités nationales, et s’en acquittent parfois avec difficulté. Ils se campent souvent dans une suffisance inappropriée.

Et pourtant, la foule accepte leur moindre sortie de route.

Eux, ce sont les joueurs de football professionnels de ligue 1. Leurs revenus annuels de quelques millions d’euros ne semblent pas émouvoir les français outre mesure. Neymar en est la figure la plus emblématique. On ne signale aucune manifestation appelant à l’expulsion du joueur brésilien qui brille plus par ses absences et ses propos déplacés vis à vis de son employeur, que par ses résultats.

Il faut dire qu’il ne tire pas ses revenus de l’argent public, et que s’il gagne autant, c’est parce que son employeur le veut bien (ou l’a bien voulu, un jour…).

Ils mènent un train de vie pas aussi luxueux, mais ils sont nourris et logés aux frais de la princesse, pendant quelques années de leur vie. Ils naviguent entre leur lieu de résidence, et leurs nombreux déplacements en province. Lorsqu’ils se déplacent, souvent en groupes, les forces de l’ordre leur ouvrent la voie, pour accéder plus rapidement aux rassemblements auxquels ils participent. Leurs revenus, plus que suffisants, bénéficient souvent de primes diverses. Certains feraient même appel à de l’optimisation fiscale. Ils portent souvent des responsabilités nationales, et s’en acquittent parfois avec difficulté. Ils se campent souvent dans une suffisance inappropriée.

Et pourtant, le moindre dérapage en termes de communication provoque un scandale.

C’est qu’ils sont payés avec l’argent des contribuables. La charge qui leur incombe, pourtant autrement plus difficile que celle de ces amuseurs publics des temps modernes que sont devenus les footballeurs professionnels, requerrait pourtant un peu plus d’indulgence: qui n’a assumé aucune responsabilité d’ordre national n’en connaît pas le poids.

Neymar ou les homards. Deux poids, deux mesures? On pardonne à l’un sous prétexte de génie, on accuse l’autre de tous les maux de la terre.

Nos sociétés marchent sur la tête.

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