Le livre blanc sur Twitter et la banque – édition 2015

Alban Jarry a poursuivi le remarquable travail mené l’an passé sur l’utilisation de Twitter dans l’univers de la banque et de la finance, avec une nouvelle édition de son livre blanc, librement accessible à toutes et à tous. Il contient 112 témoignages et 50 portraits qui viendront vous aider à comprendre comment Twitter peut – ou non – prendre une place de choix dans le dispositif de communication des institutions financières. C’est dense, parfois drôle, et toujours instructif.

Excellente lecture à tous.

Voici, pour les plus curieux, ce que j’y dis.

Un an après, beaucoup de choses ont changé sur la planète Twitter. L’entreprise Twitter, elle-même, a été fortement secouée, après le départ de son 3e CEO depuis sa création, Dick Costolo, qui avait lui-même succédé aux fondateurs Evan Williams et Jack Dorsey. Son parcours en bourse est chahuté. Ses revenus, bien qu’en croissance, n’effacent pas, loin de là, les pertes abyssales engendrées en huit ans. Et même en France, les soubresauts de Twitter se sont faits ressentir, avec le départ de son DG moins de deux ans après son arrivée. Dans un tel contexte, est-il encore sérieux d’envisager d’investir du temps et des ressources sur Twitter?

La réponse n’est pas simple. Elle ne peut être la même pour tout le monde, mais doit répondre à une réflexion mûrie sur le contexte de l’entreprise et des individus qui envisagent d’y étendre leur présence. Twitter touche des millions d’individus sur cette planète, mais combien sont réellement concernés par votre discours de marque? Et encore, sont-ils des anonymes à la recherche d’un conseil ou d’une réponse à leurs questions, ou des blogueurs influents, capables de pourrir la vie de votre community manager?

Parmi les changements intervenus depuis la première édition de ce livre blanc, enfin, il faut insister sur l’offre Twitter, qui évolue, pas assez vite à mon goût: l’ouverture des « analytics », l’intégration de la vidéo via l’acquisition de « Periscope« , l’abolition de la limite de taille en caractères des messages privés (mais toujours pas des tweets), évolutions du client mobile… Cela suffira-t-il à positionner Twitter confortablement face à la horde de ses concurrents, Facebook et LinkedIn en tête? Ou verra-t-on l’entreprise disparaître lors d’une acquisition plus ou moins amicale?

Affaire à suivre…

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