Jumpers
Dans l’univers des dessins animés, les enjeux politiques et sociétaux actuels ont fait une ntrée remarquée. On est loin, très loin, de la naïveté des Aristochats ou des 101 dalmatiens, quand bien même ces derniers apportaient leur obole au respect de la gente animale. Avec Jumpers, on passe au niveau supérieur dans le combat pour préserver l’environnement – et l’héroïne un peu androgyne (là encore un sujet d’actualité, n’est-ce pas) de ce film, Mabel, est d’ailleurs une activiste assumée de la lutte contre les intérêts économiques qui menacent la planète.
Ici, bien entendu, il faut toucher un public plus jeune – à 6 ou 7 ans, que sait-on du changement climatique ou des climato-sceptiques ? Nous voici donc sur des enjeux de voisinage et de proximité, autour de la construction d’une bretelle d’autoroute conçue pour réduire le temps de trajet des automobilistes de cette petite ville américaine, un projet soutenu par un maire bien évidemment désagréable, qui n’a que faire des animaux sauvages qui vivent paisiblement dans cet habitat naturel.
Jusqu’au jour où notre héroïne, donc, découvre qu’elle peut se transbahuter à l’intérieur d’un petit castor bourré d’électronique. On est à la limite entre le transhumanisme et Avatar, et c’est probablement le moment que nos chères têtes blondes auront probablement le plus de mal à saisir.
Au final, on se retrouve avec un film d’animation un peu donneur de leçons, aux dessins un peu mièvre, mais qui se laisse voir, notamment grâce à quelques scènes incroyables, comme la poursuite en voiture qu iconstitue un des tournants de Jumpers. Pas un chef d’oeuvre, donc. Mais un bon moment en famille.
Hervé Kabla, CTO de Cymon, ancien patron d’agence de comm’, consultant très digital et cofondateur de la série des livres expliqués à mon boss.
Crédits photo : Yann Gourvennec















