Quelques jours à Vienne

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À deux heures de vol , à peine, de Paris, se trouve l’une des plus jolies capitales européennes : Vienne. Capitale de l’empire austro-hongrois disparu avec la défaite allemande de 1918, cette ville a conservé le charme d’une ville où les arts jouaient un rôle à part. Quand les nations se livraient bataille, l’empire des Habsbourg, plus subtil, jouait la carte des alliances : ses dirigeants faisaient des enfants, en nombre, pour les marier à de bons partis issus des familles régnantes des royaumes, empires ou principautés alentour, accroissant ainsi son périmètre d’influence sans s’exposer à de trop hasardeux combats.

Les vestiges de cette politique habile et de ses résultats sont exposés au long de très intéressants parcours proposés dans les musées et les chateaux impériaux de cette ville, qu’on parcourt sans problème avec le pass transports en commun qui permet d’utiliser métros, trams et bus à volonté. La quasi totalité des sites sont accessibles par ces moyens de transport.

Vienne, c’est aussi une présence juive totalement anéantie pendant la guerre, et même avant : la Nuit de cristal avait déjà permis aux nazis et à leurs affidés de détruire la quasi totalité des synagogues de la ville. Il ne reste de ces lieux de prière qu’un marqueur symbolique, une colonne métallique surmontée d’une étoile de David posée de manière horizontale. Comme dans d’autres pays où a sévi la Shoah, on trouve également de nombreuses plaques devant des bâtiments anodins, rappelant que là avaient vécu les membres de telle ou telle famille. La ville est dotée de deux musées juifs qu’il faut absolument visiter. Enfin, mes coreligionnaires respectueux de la kasherout y trouveront de nombreux restaurants kasher de qualité.

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