Aimeriez-vous voir votre publicité diffusée sur une vidéo de Daesh?

Plus exactement, aimeriez-vous que vos bannières publicitaires apparaissent sur des contenus peu appropriés, du fait de bugs dans l’algorithme de pattern matching qui permet à Google (YouTube) de sélectionner les supports les plus proches de vos messages? Assurément non. C’est pour cette raison que plusieurs groupes de médias, comme le Guardian, ont décidé de retirer leurs contenus du réseau display de Google. De peur de souffrir d’une mauvaise publicité…

On comprend bien la position de ces médias, qui ne veulent pas contribuer au financement de groupes terroristes ou de personnalités tenant des propos extrémistes. Mais ces mêmes médias se posent-ils la question de la visibilité – de la publicité, devrions-nous dire – qu’ils offrent à ces individus, lorsqu’ils rediffusent la vidéo de tel ou tel prédicateur sur leur compte Twitter ou sur leurs contenus en ligne?

Et pourquoi Google ne lutte-t-il pas plus efficacement contre ces types de contenus? Une société qui investit autant dans le progrès technologique, dans la reconnaissance vocale ou la reconnaissance d’images, ne peut-elle pas s’occuper plus efficacement du filtrage des contenus à caractère terroriste? Et quand ces groupes nauséabonds diffusent de la publicité via leur compte YouTube, savez-vous combien Google se met dans la poche au passage à chaque clic sur les bannières diffusées? Don’t be evil, disent-ils.

Le monde n’est ni blanc, ni noir. Il est franchement gris. Et par les temps qui courent, salement gris.

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A propos de Herve Kabla

Hervé Kabla, directeur général de be angels et co-fondateur de Media Aces

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